LE VOYAGE D'ALICE EN SUISSE de Lukas Bärfuss

création 2015

LE VOYAGE D’ALICE EN SUISSE de Lukas Bärfuss

Grange de Dorigny, Lausanne 22.10.2015 - 31.10.2015 | Théâtre du Grütli, Genève  6.10.2015 - 18.10.2015 | Théâtre de l'Oriental, Vevey 3.09.2015 - 6.09.2015

Mise en scène Gian Manuel Rau

Avec Monica Budde · Alex Freeman · Jane Friedrich · Attilio Sandro Palese · Marie Ruchat · Edmond Vullioud

A défaut de choisir sa vie, Alice semble bien décidée à choisir sa mort. Un billet sans retour pour la Suisse et pour l'appartement du docteur Gustav Strom, qui s'est engagé à l’aider à franchir le pas. En guise de viatique, quinze grammes de pentobarbital sodique.

Après Le Test (Die Probe), Gian Manuel Rau s’empare une fois de plus de l’écriture de Lukas Bärfuss qui, au travers de ce chef d’œuvre contemporain, pose autant la question du droit que celle des motivations à recourir à l’assistance au suicide.

Scénographie Anne Hölck Costumes Gwendolyn Jenkins Création sonore Raphaël Raccuia · Marcin de Morsier · Gian Manuel Rau Création lumières Gian Manuel Rau · Damien Sautier · Markus Brunn Assistanat à la mise en scène Carine Baillod Stage d'assistanat à la mise en scène Milena Brix Construction décors Atelier Midi XIII, Vevey Photos Mario del Curto Coproduction Cie Camastral · Les écuries · Théâtre de l'Oriental · Grange de Dorigny · Théâtre du Grütli

Photos Mario del Curto

Soutiens Loterie Romande · Fondation Leenards · Fondation Ernst Göhner · Fondation Jan Michalski · Migros Pour-cent culturel · Corodis

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J'ai choisi cette pièce pour raconter la quête de six personnes qui, dans un trou de sens métaphysique, s'inventent un auteur leur proposant, au fur et à mesure de son écriture, des instants biographiques héroïques, des hégémonies électives crucialement cathartiques pour les spectateurs et qui se révèlent par un but dramatique primordial: l'idée de la mort prématurée.

Et dans cette pièce, Lukas Bärfuss sait bien arrêter l'heure avant notre propre trépas, qui ressemble inévitablement à un couloir dont on n'aime pas connaitre la dernière porte.

Gian Manuel Rau

A défaut de choisir sa vie, Alice semble bien décidée à choisir sa mort. Un billet sans retour pour la Suisse et pour l'appartement du docteur Gustav Strom, qui s'est engagé à l’aider à franchir le pas. En guise de viatique, quinze grammes de pentobarbital sodique. En attendant, il faut encore vivre. S'habiller, se nourrir, renouer les fils d'un dialogue interrompu avec une mère qui regarde ailleurs.

Lukas Bärfuss, qui tisse sa fable d'une écriture radicale épicée d'humour, se garde de faire la morale. Son Voyage d'Alice n'érige aucun tribunal. Les personnages, en quête de centre de gravité existentiel, s'y croisent et y entrent parfois en collision sans que jamais la parole ne les prive de leur autonomie.

C'est à un ballet voué à la force d'inertie auquel est convié le spectateur. S'il est bien sûr question de libre-arbitre et des conséquences du progrès médical, la radiographie de l'état du monde – et des hommes – que pratique Gian Manuel Rau nous rappelle une fois encore combien notre « besoin de consolation est impossible à rassasier ».

flyer Théâtre L'Oriental

presse